La comédienne lilloise Anne Conti cherchait depuis longtemps une parole de femme sur la guerre, une parole qui dépasse l’anecdote, qui dépasse les frontières, les races et les époques. Ce texte, elle l’a trouvé : le Stabat mater furiosa de Jean-Pierre Siméon.
Furiosa et non point dolorosa. C’est un long cri, un furieux cri d’amour, une prière qui s’élève devant la machine de guerre, devant le guerrier, devant la bestialité de l’homme de guerre qu’il faut arrêter avant que tout n’explose de nouveau. Mais pas de hurlement : une détermination. Juste la détermination d’une femme qui devient mémoire, gardienne des souvenirs qui ne peut ni ne veut comprendre. Un cri pour donner envie de se lever.
Sur la scène, le violon, la contrebasse ou la guitare électrique de Rémy Chatton ainsi que les percussions de Vincent le Noan s’unissent à la voix de la comédienne. Tantôt mélodie douce développée de comptines, tantôt tribale ou très rock, la musique entre dans les mots, entre les lignes et porte le chant du texte dont les interprètes veulent faire entendre l’universalité.

La compagnie

Le spectacle est co-produit par la Compagnie « In Extremis », le Channel/Scène Nationale de Calais et le Bateau Feu/Scène Nationale de Dunkerque. La compagnie a le soutien de la DRAC Nord/Pas de Calais, du Conseil Régional Nord/Pas de Calais et de l’ONDA.